I Blame Coco – C’est la faute à papa.

Dans la famille des gens talentueux, je demande la fille !

Après des années passées à acclamer les tubes du père, voilà que débarque Eliot Paulina alias Coco, qui fait honneur à la puissance musicale façon Sumner. A 20 ans, elle sort son premier album, The Constant, qui surfe sur la vague électropop comme je surfe sur le net : avec efficacité et éclat (oui, j’aime me lancer des roses de temps en temps), sans pour autant s’affubler du statut de « fille de… ». Son Sting de papounet doit tout de même être fier.

On avait attendu longtemps ce premier album, en grignotant les premiers singles Selfmachine, Caesar, et récemment In Spirit Golden. Finalement, le tout vaut mieux que les miettes. J’ai été agréablement surprise par la diversité des chansons, avec un agencement relativement judicieux : les 5 premières chansons passent très rapidement sans vraie interruption, même style très pop, rythme entraînant, divertissant sans être captivant, avec un clin d’œil vers la dance dans la chanson Quicker et des sonorités plus rock dans Please Rewind. Mais le vrai tournant de l’album arrive avec Summer Rain, où Coco joue avec des rythmes et des mélodies plus aboutis, une intensité musicale assez forte qui confèrent à l’album le commencement d’un vrai intérêt. On n’est pas plus déçu par la suite. Playwright Fate compte maintenant parmi mes tubes du mois, avec un rythme léger, enjoué, et un refrain que je chante désormais sous la douche (je n’ai pas honte, non… à défaut de chanter du Michel Sardou). Caesar (featuring la suédoise Robyn) sonne comme le genre de chanson sur laquelle on s’explose les pieds en concert, rythme rapide, refrain à chanter en cœur, etc. Bref, ça donne envie. Ca vogue aussi dans des rythmes un peu reggae, sur No Smile et Only Love Can Break Your Heart notamment.
Graou !
    Au final, ça reste un album vraiment très agréable, d’un point de vue général. Il y a quand même quelques bémols qui restent dans le domaine purement subjectif. Genre toute la série des Selfmachine, In Spirit Golden, Party Bag etc., qui sonnent un peu trop « girly » à mon goût, ce qui m’a d’ailleurs grandement étonnée par rapport au style très androgyne de Coco Sumner, je m’attendais à une musique beaucoup plus masculine. A côté de ça, j’ai été amusée par les similitudes entre la fille et le père… un grain de voix assez semblable (impressionnante de maturité et encore très ado à la fois), quelques rythmes ou arrangements qui de mémoire semblaient chers à Sting (en particulier sur le refrain de No Smile qui m’a beaucoup rappelé Englishman In New York), mais attention, pas de sentiment de copie grotesque. On note juste que la gamine a été à très, très bonne école. J’en suis admirative et presque jalouse, pour dire. Dernier point noir, le remix de Quicker, qui m’a paru inutile. Dommage de clore l’album là-dessus (en même temps si ça avait fini sur It’s About To Get Worse, qui m’a bien gonflée dans le genre mou et sirupeux, j’aurai probablement boudé l’album). Mais bon, on lui pardonne. Après tout, contrairement à trop de nouvelles recrues dans le milieu, Coco en jette un max dans l’album, et parvient à s’imposer en deux temps trois mouvements avec une extrême facilité. Puis il faut tout de même mentionner le personnage : moi qui ne suis généralement pas vraiment amatrice de voix féminines, je changerai probablement de bord si elle me le demandait. Oui, je suis une fille comme ça.

Mmm et je me permets quand même de chanter sous la douche :

Sinon, je propose de lancer une pétition pour changer le nom du groupe. I Blame Coco < I Love Coco. Parce que oui, c’est de sa faute si on l’adore. Coquine, va.

Artiste : I Blame Coco
Album : The Constant
Label : Island Records
Genre : Electropop, electrorock, alternative, new wave.
Sortie : 4 octobre 2010

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Une réflexion sur “I Blame Coco – C’est la faute à papa.

  1. Lyes dit :

    ALORS CA VIENT CETTE CRITIQUE DE BG !!!

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