Archives Mensuelles: avril 2011

GOBBLE GOBBLE – La farce du dindon.

Le Soleil s’abat enfin sur le pays comme une des 10 plaies d’Egypte, les bras sortent découverts, la chaleur assèche les corps, la température n’en finit pas de grimper. Sentez-vous cette ébullition, cette vague odeur de sueur et ce gout âpre sur la langue ? Le calendrier a beau nous imposer le printemps pour encore quelques mois, l’été est bel est bien en approche.
Mourir sous la chaleur est une alternative. Ecouter GOBBLE GOBBLE en est une autre.
L’explosif projet du canadien Cecil Frena, dont le nom déjanté évoquant le cri du dindon (mieux vaut ne pas chercher à comprendre…) annonce une musique aussi délirante que détonante, est la cascade de fraicheur de vos après-midi de bronzette au jardin. Façon arrosage automatique surprise. GOBBLE GOBBLE balance une telle diversité de sons et de rythmes dans le creux de l’oreille qu’il est quasiment impossible de ne pas sentir son derrière réclamer soudainement son indépendance, mener la danse de lui-même, et finalement embarquer le corps tout entier. Une puissance outrageusement colorée émane de cette musique venue d’une galaxie complètement décalée, et si vous doutez encore de la folie qui habite les esprits ravagés de ce quatuor, faites une brève visite sur leur Myspace (mais pas trop longtemps, vous risqueriez de vous bruler la rétine et deux-trois neurones).
Comptant à son actif un LP, quatre EP et une mix tape, le groupe trace son petit bout de chemin biscornu entre les States et le Canada, en répandant au passage une bonne humeur contagieuse.
Neon Graveyard, originalement sur support cassette et vendu comme des petits pains, comporte 11 chansons, ou feux d’artifices, comme vous le sentez. A grands coups d’effets électroniques, de distorsion des sons, de percussions dansantes, et de mélodies ravageuses, les chansons s’enchainent comme un cocktail glacé à plusieurs étages de gouts. Tantôt complètement explosives, tantôt beaucoup plus calmes et douces, GBL² garde dans ses chansons ce constant recours à des effets grésillants comme dans Eggs in Carrion qui concilie légèreté du piano et grésillements proches du larsen dans une valse finale toute en douceur, ou encore des sons rappelant l’univers des jeux vidéos, comme dans l’excellent Misericordia qui croirait nous embarquer dans un Nième niveau de Super Mario World.
 Les EP sont plus contrastés. Tandis que Becoming Legion et Wrinklecarver sont parfois à la limite de l’audible, Lawn Knives est un véritable petit bijou, dont la valeur est d’ailleurs renforcée par le très bon remix du talentueux Teendaze, bon copain des GOBBLE GOBBLE (ils en sont à se faire des coucou/bisous mutuels via Twitter). Le petit dernier, Boring Horror, pondu par le label français deBonton début mars 2011, continue sur la même lancée, dans des sons toujours plus travaillés et poussés à leur extrême. On y trouve en B-side quelques remixes et le magistral Eat, Sun, Son, que je compte définitivement dans mes tubes de l’été.
L’ensemble de la discographie de GOBBLE GOBBLE (excepté le dernier EP) est disponible en écoute et en téléchargement gratuit sur leur Bandcamp.

 

Un shooter pour la route (8) – Une grande artiste au sommet de sa gloire.

BONJOUR !

J’ai des excuses et des explications à vous faire tout d’abord :
De nombreux articles sont prets pour le blog. Malheureusement, ils sont, à l’heure qu’il est, enfouis sous les reste de feu mon PC. En attendant de pouvoir récupérer mes données et donc mes articles, je tente péniblement d’accéder à un ordinateur pour alimenter un temps soit peu ce blog. Pardonnez du dérangement et de l’attente.
J’en profite pour lancer un appel : si vous etes intéressé(e) voire passionné(e) par la musique, et si vous maniez bien la plume, n’hésitez pas à m’envoyer un mail (cat_and_mouse_ra@yahoo.fr), avec un blabla de 5-6 lignes sur l’artiste de votre choix en guise de démo, et je serais ravie d’éventuellement publier vos articles sur le blog. Ce n’est à priori qu’une offre provisoire, pour que ce blog ne sombre pas dans l’abandon le plus total, mais si les articles sont vraiment bons, pourquoi pas une collaboration … ?

Bref, fini les bavardages, je vous laisse avec le shooter du jour, choisi tout particulièrement pour cette date, un délice musical sans pareil, découvert il y a quelques semaines à peine sur la toile et déjà au top des charts.

Mea culpa, et profitez bien du 1er avril et de toutes les blagues de très mauvais gout (comme celle-ci) qu’on pourra vous faire.

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