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Comment le jazz est né

Ici, à D&D, on ne fait rien comme tout le monde. C’est pour cela qu’on a commencé en vous parlant de la mort du jazz. Afin de terminer notre oeuvre, nous aborderons successivement la naissance du jazz, puis l’apparition du swing et du be-bop, et enfin les expérimentations tonales et l’oeuvre de Bill Evans.

 

Pour ne point embêter le lecteur, hypocrite ami -référence littéraire sisi -, nous nous concentrerons ici sur quelques grands noms et grandes figures qui ont marqué l’histoire de cette musique.

Le lecteur avide d’exhaustivité se tournera vers de nombreux ouvrages traitant de la question, parmi lesquels nous recommanderons L’histoire du jazz, aux Editions Larousse.

New Orleans – The Beginning

Comme chacun le sait, le Jazz est né à la Nouvelle-Orléans, ancienne colonie française de Louisiane, dans les années 1880, et plus particulièrement dans le quartier de Storyville. La Nouvelle-Orléans était en fait la seule ville des Etats-Unis où les Noirs avaient le droit de se réunir. Ceux-ci, récupérant à bas prix les instruments des fanfares militaires de la guerre de Sécession, terminée depuis peu, se mirent à en jouer, ensemble, dans des cafés et des clubs mal famés.

Le Carnaval de la Nouvelle-Orléans, créé en 1885, offre à ces musiciens avant-gardistes la possibilité de jouer dans les rues. On ne joue pas de piano, ni de contrebasse, ces instruments étant trop chers et trop peu transportables ( la ligne de basse est jouée par la clarinette basse, et la ligne mélodique par le cornet ). La majeure partie des morceaux de l’époque sont des marches, adaptées et transformées sur des harmonies & des rythmes nouveaux. Tous les instruments improvisent simultanément, sur une tonalité donnée.

Voilà un extrait d’un morceau de King Oliver, dont nous parlerons plus tard. On reconnaîtra aisément les instruments et les harmonies typiques d’une fanfare.

Parallèlement à cette musique de fanfare, certains pianistes de formation classiques développent un nouveau style musical, le ragtime. Celui -ci se caractérise par des accords dits stride à la main gauche ( c’est à dire, un temps pour la basse, et la main « saute » le temps d’après pour jouer l’accord ), et des mélodies improvisées à la main droite. On retrouve dans le ragtime le rythme binaire des marches des fanfares de la Nouvelle-Orléans.

Nous vous offrons ici un exemple classique du ragtime, Scott Joplin jouant Maple Leaf Rag.

Scott Joplin, pianiste dans un hôtel de la Nouvelle-Orléans, est considéré comme un des inventeurs du ragtime. Il a connu un immense succès avec cette chanson de 1899, dont la partition fut vendue à un million d’exemplaires. 
 

En 1890, le durcissement des lois sur la ségrégation interdit aux musiciens noirs de jouer avec les blancs. La musique nouvelle  reste donc majoritairement circonscrite à la communauté afro-américaine.

La grosse caisse et les percussions commencent à se rassembler pour devenir la batterie moderne. Le ragtime s’aère, on lui ajoute de nouvelles harmonies, son rythme devient parfois ternaire.

1917, le jazz apparaît

En 1917, un groupe de Blancs enregistre le tout premier disque de « jass ». L’Original Dixieland Jass Band, bien qu’affreusement critiqué par les auteurs actuels, eût le mérite de mieux faire connaître cette nouvelle musique, bien qu’il soit certain que son succès ne soit du essentiellement qu’à la couleur de peau des musiciens. Leurs nouveaux morceaux furent repris, rejoués, améliorés, réarrangés, et transformés de nombreuses fois.

Jelly Roll Morton, l’homme qui inventa le jazz

JRM, né en 1885, pianiste, avait fait imprimer sur ses cartes de visite « inventeur du jazz ». Il payait avec des billets de mille dollars, portait une dent en diamant, et répétait toujours avec un fusil sous son piano.  Au-delà de son égo, ce fut surtout l’un des principaux artisans de l’évolution du ragtime et de la musique de fanfare Nouvelle-Orléans vers le jazz.

La première guerre mondiale, et l’émancipation du jazz.

Après l’entrée en guerre des Etats-Unis dans le conflit , les  américains arrivés en Europe emmenèrent avec eux la nouvelle musique à la mode, et certains Européens, notamment Cocteau, tombèrent sous le charme. Aux USA, la musique continue d’évoluer.Le quartier de Storyville est fermé par décision administrative. Tous les musiciens s’exilent, vers la côte Est, et chicago. King Oliver, cornettiste exilé, crée autour de lui un band, un groupe, le Creole Jazz Band. Parmi les musiciens, un certain Louis Armstrong se fait vite remarquer.  Alors que jusqu’ici, tous les musiciens du groupe jouaient en même temps, les membres du Creole Jazz Band se mettent à jouer à tour de rôle, pour pouvoir écouter les prouesses d’Armstrong. C’est ainsi qu’est née la structure actuelle du jazz, avec ses chorus et ses thèmes. Ici, l’improvisation du groupe, que noues avions déjà évoqué dans notre article précédent, laisse la place à un brilliant solo de trompette.

On remarquera aussi l’absence de piano, de contrebasse, et la présence d’un banjo.

On se quitte là-dessus, rendez-vous la semaine prochaine pour une deuxième partie consacrée au swing et au bop.

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KAWAII DESU NEEEE ?

Je suis la première à combattre une injustice quand j’en rencontre une. C’est mon côté Batgirl.
Aujourd’hui, je m’attaque à une injustice gigantesque comme le monde, l’injustice terriblement néfaste qui s’abat sur le peuple JAPONAIS.
Depuis la vague « japonisante » qui fait toujours fureur sur notre bon territoire français, on a collé un bon million d’étiquettes à nos copains les bridés, et une des plus ancrées reste celle de la musique.

Qu’est-ce que la musique japonaise aux yeux de 99% des français :

 

Voilà. 4 ou 5 mecs qui ont visiblement trouvé comme but dans la vie de devenir hermaphrodites, et qui font passer le Japon tout entier comme un pays de guignols où tout le monde se trimballe avec des perruques ridicules et où les mecs aiment porter des jupes en dentelle (coucou Lady Gaga). Bon, c’est peut-être souvent le cas mais NE GENERALISONS PAS. Le phénomène en est à un tel point que le look a supplanté la musique, et qu’on classe désormais certains groupes non plus sur leur musique mais sur leur look (Conseil à ne pas suivre N°1 : taper « visual kei » sur Google Images).

Bon, bref, tout ça me révolte, parce que le Japon possède aussi d’EXCELLENTS artistes (comme partout dans le monde), et il serait bien dommage de limiter l’art musical japonais à trois blaireaux avec des couettes. J’ai donc concocté une petite PLAYLIST de certains de mes artistes favoris, et ce dans des styles très différents avec pour but qu’au moins UNE chanson vous plaise.

Quelques petites indications générales avant de commencer l’écoute :
Si vous êtes totalement néophyte de la langue japonaise, il faut savoir que l’écoute est différente d’une chanson en anglais ou dans une autre langue, puisque c’est une langue qui fonctionne par syllabes. Elle est donc naturellement peu fluide et relativement saccadée.
Si vous êtes totalement néophyte de la musique japonaise, il est important de savoir qu’il y a quelques caractéristiques musicales typiques de la culture locale. L’exemple premier est celui du trémolo dans la voix. Un peu comme notre chanteur à textes chiants pour la France, le trémolo dans la voix est absolument typique du Japon et s’applique dans une grande majorité des genres musicaux. (J’ai quand même fait en sorte de ne vous trouver quasiment que des artistes qui ont laissé tomber cette bizarrerie locale).
Ces deux caractéristiques primordiales peuvent être source de gêne voire de rejet. Un conseil : la musique reste de la musique, que la langue soit saccadée et que la voix vibre ou pas. Il faut juste savoir passer au-dessus pour écouter le reste.

1-      Nujabes

Ne pas mettre Nujabes dans une playlist japonaise aurait été du blasphème. Nujabes, ou plutôt Seba Jun de son vrai nom (c du verlan ptdr), était un DJ et producteur de hip-hop et trip-hop, un génie qui aimait récupérer des samples de jazz ou de soul et les plaquer sous le flow de featuring relativement prestigieux. Il est décédé il y a 2 ans d’un accident de voiture ALORS PLEUREZ, BORDEL.

 

Il a entre autres signé la BO de quelques chansons de l’excellentissimement génial animé Samurai Champloo (je ne cesserai jamais de louer ce bijou), dont la chanson Battlecry (feat Shin02) fait l’opening.

 

2-      POLYSICS

BOOM, le cerveau à l’envers. Si vous ne connaissez pas Polysics, c’est que vous n’avez vraiment aucune connaissance ni affinité avec le Japon, c’est bien dommage d’être aussi inculte, mais on va y remédier tout de suite. On reconnaît souvent les Polysics à leur combi orange dégueulasse type Aperture Science des mauvais jours, et à leurs lunettes swaggy qui leur censure le visage. Pour décrire un peu le groupe, je m’en remets à l’ami Wiki qui décrète deux points ouvrez les guillemets :

« Le groupe décrit son style comme étant « du pogo punk technicolor ». » … « Les paroles des chansons de Polysics sont constituées en général de japonais, de mauvais anglais ou carrément juste de charabia. » Voilà.

N’ayez pas peur, ça reste très cool.

 

3-      Utada Hikaru

J’en vois déjà deux au fond qui frissonne. Pas de panique les gars. Utada Hikaru, c’est la crème du nian-nian japonais, le genre qui fait de la pop-soupe à deux yens et qui est une star nationale voir planétaire. MAIS, il y a des gens plutôt intelligents qui ont eu l’idée d’en faire des remixes.

Ici, je vous envoie vers M-flo et son remix de Final Distance, qui reste encore assez « bling-pop » mais que je trouve assez foutrement bien réussi.

(La => version originale <= vous montrera bien à quel point ça a été amélioré)

4-      Ikue Asazaki

On va tous se calmer. S’asseoir au bord de l’eau et fermer les yeux. J’ai pas l’habitude d’aimer les vieux, mais elle, c’est un sacré bout de femme. Ikue Asazaki, du haut de ses 76 ans, est héritière de la musique traditionnelle japonaise, plus spécifiquement de la musique traditionnelle d’Okinawa, notamment de îles Ryukyu. Et oui, quand on veut parler de musique, il faut bien qu’on mentionne au moins la musique traditionnelle. En tout cas quand elle en vaut le détour. Warning : c’est particulier, mais très mélodieux.

(N.B : cette chanson fait aussi partie de l’OST de Samurai Champloo, pour vous dire à quel point c’est trop super).

5-      RIP SLYME

On revient dans notre bon XXIème siècle et on en profite pour mélanger les genres : le hip-hop, c’est cool, mais c’est mieux quand on y met un peu de classe et de folie. RIP SLYME, quatre rappeurs et un DJ, s’y colle, et le résultat est Funkastique.

6-      Capsule

Il est temps de plonger dans la crème du la choupignonerie. Capsule, au départ, c’est un duo de Jpop, plus précisément de Shibuya-kei (pour faire court, de l’électro-pop), qui a évolué progressivement vers de l’électro beaucoup plus brute. Ils ont malgré tout réussi à maintenir une certaine qualité à toutes leurs compositions, dans tous les styles différents. Mais mon cœur reviendra toujours à ce côté « Courrèges » des premier albums de Capsule, et à l’envie qu’ils procurent de manger des chatons et de cracher des arc-en-ciel.

7-      Omodaka

En parlant de virage électro, on va en prendre un tout de suite : Omodaka est un projet visant à lier une musique fusionnant le 8-bit et la musique traditionnelle, et un univers graphique très soigné et diversifié.

Et un petit extrait de live (toi aussi, fais chanter la madame dans la télévision) :

8-      Coaltar Of The Deepers

Voici venu le quart d’heure dépressif. Si vous êtes trop heureux passez votre chemin, ici on broie du noir sur des trucs phasants. COTD est un groupe vraaaiment spécial, qui a produit un peu de tout, allant du metal à l’électro, mais toujours dans des sonorités assez planantes. C’est le genre de trucs à écouter le soir quand on réfléchit un peu trop au sens de la vie.

9-      Kojima Mayumi

On va finir sur une note joyeuse : du jazz ! Parce que les japonais aussi sont capables de se la jouer vintage et de faire du bon. Et la talentueuse Kojima Mayumi (déjà 11 albums à son actif !) met toute son énergie dans cet ouvrage.

Voilà, voilà, j’espère que ça vous a (un peu) plu, ou du moins a changé l’image que vous pouviez avoir du Japon et en particulier de la musique, qui est finalement tout aussi diversifiée et élaborée que la notre ou que celle de n’importe quel pays, et qui ne se limite pas injustement à 4 ou 5 groupes de drag queens.
Oh, et quelqu’un m’a dit un jour que la musique japonaise n’était pas intéressante parce qu’elle ne faisait que copier la musique américaine et européenne. Réfléchissons donc à l’intérêt que représente 90% des groupes et artistes français d’aujourd’hui vis-à-vis de ces artistes japonais. Ce n’est sans doute pas parce qu’il y a inspiration des genres que la musique en est moins bonne. Au contraire, le brassement des styles et des genres, comme le fond Omodaka par exemple, peut se révéler créatif.

Allez, sayonara le peuple.

La naissance du mouvement hip hop

A l’heure où le graffiti est en pleine explosion sur le marché de l’art (rappelons que Banksy est le 1er artiste issu du milieu à avoir dépassé le million sur les places de vente), toute la culture associée connaît un fort regain d’intérêt. Chez D & D, on ne vous initiera pas au graff. Désolée. Mais on en profite pour vous rappeler un peu les origines d’un mouvement qui en a été le berceau : le hip hop.

 

     On oublie les « wesh gros sisi tavu » et autres « nique la police ». On reprend tout au début. Et au commencement du début, on oublie également les Etats-Unis. Car le mouvement ne trouve pas sa vraie source aux US mais bien plus au sud. Les cocotiers, la mer, la plage… vous visez le paysage ? On y rajoute 2-3 mecs et un p’tit spliff et nous voilà en JAMAÏQUE. Car c’est bien dans le pays du mythique Bob Marley et de ses acolytes que tout a commencé.

     En 1962, l’indépendance de la Jamaïque est proclamée. Joies et festivités laissent rapidement place à l’instabilité politique, des émeutes éclatent dans tout le pays. Dans ce climat houleux, une véritable révolution musicale va se mettre en place. Du croisement du mento (*) et du ska va naître le REGGAE. Inutile de vous rappeler ce que c’est.

(Ca, c’est du ska, du vrai.)

C’est autour du développement des différents styles de reggae que va se former la base première de « l’esprit hip hop », incarnée par le « Soundsystem ».

Un Soundsystem, kékecé ?

Un camion, une sono, un paquet de bons vinyles, et l’aventure est lancée. A bord, 2 mecs se distribuent les rôles : le selecter, qui choisit les bons sons, et le toaster, qui fait l’animation. Retenez bien le concept parce qu’il aura un grand impact sur la suite [teasing à l’américaine]. Parmi les mecs qui ont fait remuer les nuques de Jamaïque, on compte entre autres Tom the great Sebastian ou encore Sir Coxsone.

Reprenons.

Le climat politique oblige beaucoup de jamaïcains à émigrer aux USA, où le fort taux de chômage (notamment dans la communauté noire) révèle de fortes personnalités comme Martin Luther King ou Malcom X. Parmi ces nouveaux immigrés jamaïcains se cache le Messie. Pas de robe ni de bénédicités, hein. Ce mec génial, le vrai père de la culture hiphop, c’est

CLIVE CAMPBELL.

… Ca vous dit rien. Je sais. Normal.

Débarqué aux USA au milieu des années 60, il amène son swagg, son génie et son goût du funk, qui connaît une jolie envolée aux Etats-Unis. Mais plus important : il a dans ses bagages toute la culture des soundsystem dans lesquels il officiait en tant que toaster. Puis vint l’idée géniale. Du fond de son coin de Bronx, où il prend le surnom musclé de DJ Hercule alias DJ Kool Herc (rien que ça), il embarque quelques potes, un paquet de vinyles, descend dans le parking du coin, et lance du son. Tout le voisinage rapplique et nous voilà dans un tourbillon de corps en pleine transe (j’aurais rêvé vous voir danser comme ça messieurs). Bienvenue aux « Block Parties ».

(Là, les deux du fond s’offusquent « Haaaaan mé y zon volé le nom au group anglé ! » Oui oui, bravo.)

Pendant ce temps-là, on assiste de plus en plus à un métissage culturel ; les influences se diversifient, que ce soit par la culture sud-américaine (essentiellement porto-ricaine à l’époque), ou par le brassage Est-Ouest. De ces mélanges naissent différentes techniques bien particulières, comme le scratch, développé sur la East Coast. On créé également le « breakbeat » : entre deux vinyles, quelques danseurs improvisent sur un rythme saccadé : Kool Herc a alors l’idée de ne balancer que la partie rythmique de différents morceaux, en boucle, pour créer un même mouvement des danseurs. COUCOU VOILA LA BREAKDANCE.

Il vous l’explique mieux que moi là : (mais faut être bilingue)

Mais Kool Herc ne reste pas seul sur le marché longtemps. Un autre type génial entend parler des block parties, embarque les breakdancers avec lui et va organiser ses propres soirées. Son petit nom ?

AFRIKA BAMBAATAA.

Le mec qui a eu mille vies et qui n’en a toujours pas fini. Le deuxième pilier du hip hop.

La concurrence est maintenant là, les crews commencent à se former. L’enthousiasme de Bambaataa face à l’effervescence du milieu l’amène à développer la bien célèbre ZULU NATION, 1er mouvement « de prise de conscience » hip hop (un truc pacifiste, quoi) à s’exporter dans le monde.

Attention, avalanche de hipsters:

C’est donc du développement du Soundsystem (le fait d’accompagner le morceau qui passe, non pas en chantant mais en parlant), du mélange des influences américaines ainsi que du contexte social difficile pour les classes sociales les plus défavorisées qu’est né tout un mouvement dont l’influence s’est étendu de manière spectaculaire sur les autres arts, que soit la danse ou encore l’art pictural avec le développement du graffiti.
Le hip hop, (qui signifie littéralement – ou presque – « bouger avec intelligence ») ne se limite plus à quelques vinyles scratchés dans un coin de parking, mais s’étend progressivement à un véritable univers, avec ses lois, ses codes, ses dérives aussi.

Les deux grands noms que je vous ai cité précédemment ont lancé un vrai genre, un style nouveau et fédérateur, comme l’a parfaitement exploité Bambaataa avec sa Zulu Nation. On a beau dire, sans eux, on aurait jamais eu des trucs comme ça (non je n’ai pas été sponsorisée par Nike pour vous passer cela):

Et là, sous vos yeux ébahis, je viens de vous faire assister intégralement au long et douloureux accouchement du HIP HOP.

La prochaine fois, je vous fait un récapitulatif de l’âge d’or du Hip hop, c’est-à-dire les années 80 et 90, avec tableaux, schémas, playlists à l’appui. Parce que le monde a besoin de savoir.

Allez, KISS.

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* Si le mento, ça vous parle pas trop, mais que vous êtes curieux quand même (enfin je l’espère pour vous), un vieuuuux vieux groupe jamaïcain a depuis peu décidé de faire revivre le genre en créant des cover de chansons assez connues, en les reprenant dans le style du mento. Très sympa et agréable, l’album des Jolly Boys est dispo un peu partout (notamment sur Spotify). Je vous recommande en particulier le cover de Blue Monday des New Order, le Rehab d’Amy Winehouse et évidemment The Passenger d’Iggy Pop (dont le lien est caché en haut).
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