Archives Mensuelles: septembre 2011

Housse de Racket – Alésia

Note : si vous ne connaissez pas Housse de Racket, considérez seulement que les deux hurluberlus qui tantôt se targuaient de vouloir « racketter la house » et qui composent le groupe ont été musiciens chez Air et Phoenix. Histoire de vous donner une idée.

     Prêter attention à l’avenir du duo français, propulsés par leur tube à midinettes « Oh Yeah ! » et leur nom de groupe gentiment ridicule, était un pari incertain. D’autant plus quand on sait ce que la hype fait des enfants qu’elle prend sous son aile : une fois nourris et sevrés, elle les laisse prendre leur envol, et la chute est fréquente.
Housse de Racket aurait pu faire partie des cadavres entassés au bas de l’arbre. Ils ont choisi de garder les pieds sur leur branche, portés par la maison Kitsuné qui a su chouchouter et révéler d’excellents artistes depuis plusieurs années, apposant un véritable label de qualité sur toute nouvelle sortie dans leurs bacs.

     Teasé avec le single Château dans la compilation Kitsuné Parisien, morceau lui-même remixé dans le Gildas Kitsuné Club Night Mix, Alésia fait timidement honneur à la maison. Gentil album électro-pop aux légers accents rock, les 11 chansons de l’album ne sont pas forcément convaincantes, mais restent relativement crédibles en comparaison de tous les artistes du même genre qui fleurissent dans la jungle musicale avant de s’étouffer mutuellement.

     Après une première écoute franchement dubitative, il s’est avéré que certaines chansons avaient un potentiel tubesque, avec des refrains entêtants, le genre de refrain qu’on écoute distraitement, qu’on oublie, mais qui dès qu’on l’entend à nouveau jaillit de nulle part et retourne les neurones. Parfait exemple de l’effet prédéfinit avec Chateau, Apocalypso ou encore Aquarium. On finit par s’étonner de dodeliner, puis finalement d’apprécier les mélodies.
Déception cependant sur plusieurs chansons franchement cliché, notamment TGV qui respire le Biactol et le manque de profondeur, que ce soit dans les paroles ou dans la composition. Reproche qui pourrait être facilement applicable à l’album entier, si un petit effort ne ressortait pas de ce nouvel opus, laissant peut-être présager du meilleur pour la suite. Mais ne nous emballons pas.

     En bref, le siège est levé pour les Housse de Racket, qui ont encore énormément à prouver mais dont la motivation fait plaisir à entendre, en imposant un style certes déjà bien trop en vogue pour être révolutionnaire, mais pas désagréable et même divertissant. On peut pousser la bonté plus loin : une modeste timidité semble flotter au dessus de l’album. Peur de s’affirmer sur un terrain déjà labouré par les pontifes de l’électro et piétiné par les puceaux de la nouvelle vague pop ? Peur de la malédiction du deuxième album et des retombées de la hype, peut-être ? Nul ne le sait, mais ils donnent matière à espérer… pour la décennie prochaine, sans doute, et avec un peu plus de maturité.

Artiste : Housse de Racket
Album
: Alésia
Genre
: Pop, Electro, House
Label
: Cooperative Music (Kistuné)
Sortie
: 22 août 2011

La rentrée de Drums and Drinks

Il y a un an, à quelques jours près, naissait le projet fou de ce blog. Malgré le manque de temps, la disparition de feu ancien pc, et autres embûches qui ont parsemé sa route, il a survécu, et il est prêt à reprendre du poil de la bête pour une nouvelle année de musique, de percussions, de mélodies, de jouissance auditive et j’en passe.

Pour cette célébration de l’an 1 après D&D, le blog passe donc sous WordPress et se pare d’un nouveau costume plus élégant, plus lumineux, plus lisible et pratique pour les quelques curieux de passage où les habitués de comptoir.

En espérant que le résultat puisse seoir à vos attentes, en cette rentrée fructueuse de nouveautés et découvertes musicales, j’en profite pour vous mettre sous le nez un micro-tube de cette année 2011, tiré de l’album Megalithic Symphony sorti en mars dernier. SAIL ! C’est le cri jeté par Aaron Bruno, leader du groupe de rock indépendant AWOLNATION, dans une sorte d’invitation au voyage (intergalactique) dont Paco Rabanne pourrait être fier. Dans un tourbillon de sonorités froides et claquantes, s’élevant bien au-dessus du rock un peu fade du reste de l’album, la voix crie ses adieux avant son dernier départ.

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